La fiscalité de cette rentrée 2013.

Plus-value immobilière :

Depuis le 1er septembre 2013, la réforme sur l’imposition des plus-values immobilières est entrée en vigueur.  Rappel des deux changements importants :

1) La durée de détention pour bénéficier de l’abattement passe à 22 ans  pour un bien immobilier secondaire. Alors il devient entièrement exonéré de l’impôt à 19 % si vous faites une plus-value immobilière. Les prélèvements sociaux (CSG et CRDS à 15.5 %) sont toujours concernés par la détention trentenaire.

2) Un abattement exceptionnel supplémentaire de 25 % est instauré pour toutes ventes réalisées entre le 1er septembre 2013 et le 31 août 2014. Vous n’avez donc qu’un an pour profiter de cette baisse d’impôt qui peut vous faire économiser jusqu’à plusieurs milliers d’euros.

 

Taxe foncière : au moins 1.8 % d’augmentation.

Après la régularisation des impôts sur le revenu à payer en septembre, les propriétaires d’un ou plusieurs biens immobiliers devront payer la taxe foncière de 2013 en octobre.

Cet impôt local est basé sur la valeur cadastrale de la maison ou de l’appartement.

Le gouvernement a décidé d’appliquer une hausse de 1.8 % sur ces valeurs cadastrales. Avec des taux d’imposition similaires, vous devrez donc prévoir une augmentation du montant de votre taxe foncière de 1.8 %. Les régions, les départements et les communes peuvent également décider de réviser les taux d’imposition appliqués.

Pour certains propriétaires, il est possible de bénéficier d’exonération ou de réduction sur ce montant.

Du nouveau pour les plus-values.

Extrait du communiqué de presse officiel de Monsieur le ministre délégué chargé du Budget : Bernard CAZENEUVE,

Présenté jeudi 18 juillet devant les Sénateurs

Cette réforme, sera applicable dès le 1er septembre 2013 pour les cessions d’immeubles actuellement imposables, à savoir les résidences autres que la résidence principale des contribuables et les logements mis en location.
La réforme repose sur deux axes :
 Pour fluidifier le marché immobilier et supprimer l’incitation fiscale à différer les cessions d’immeubles, les abattements pour durée de détention sont rendus plus réguliers. Le délai pour bénéficier d’une exonération totale de la plus-value au titre de l’impôt sur le revenu sera ramené de 30 à 22 ans ; dans le même objectif, l’exonération au titre des prélèvements sociaux (CSG et CRDS) interviendra désormais de manière progressive chaque année et sera totale au bout de 30 ans.
 Pour amplifier cet effet et permettre un déblocage immédiat du marché immobilier, un abattement exceptionnel supplémentaire de 25% s’appliquera aux cessions réalisées entre le 1er septembre 2013 et le 31 août 2014.

Marseille, championne du taux de crédit

Marseille, championne du taux de crédit

C’est à Marseille que les taux des crédits immobiliers sont le plus bas !

C’est en tous cas ce que constate meilleurtaux.com au mois d’avril. Selon le courtier, il est possible d’obtenir sous certaines conditions un prêt à 2,64 % sur 20 ans et à 2,93 % sur 25 ans !

Toujours selon le courtier, la baisse des crédits associée à la diminution des prix permet aux Marseillais d’acheter un logement plus grand et moins cher. « Depuis avril 2012, le mètre carré a diminué de près de 4 %. Grâce également au recul des taux de plus d’un point (3,75 % en avril 2012, contre 2,64 % aujourd’hui), le pouvoir d’achat a ainsi augmenté de près de 10 m2. Pour la même somme, les Marseillais peuvent aujourd’hui acquérir un logement de 74 m2 contre 64 m2 en avril 2012. »

La cité phocéenne n’est pas la seule à enregistrer des taux attractifs depuis le début du printemps. C’est aussi le cas de Nantes (2,70 % sur 15 ans, 2,85 % sur 20 ans), Bordeaux (2,70 et 2,90 %) et Toulouse (2,70 et 3 %).

 Source meilleurtaux.com 23 avril 2013
Le marché de l’immobilier

Le marché de l’immobilier

Les prix des logements sont bien plus élevés que ce que les revenus des Français peuvent supporter. De ce fait, malgré des taux d’emprunt très bas, les prix rebaissent à nouveau après un rebond en 2010-2011 (cf tunel de Friggit).

Quelles prévisions pour le marché ?

La baisse du volume de vente tire les prix vers le bas.

Les notaires ont annoncé une baisse de 17 % des ventes sur les huit premiers mois de l’année (de janvier à août).

En septembre et octobre 2012, le nombre de ventes a encore fortement reculé par rapport à la même période en 2011.

Le montant total des transactions immobilières chute et cela va se poursuivre encore pendant quelques mois. Ce changement d’orientation du marché immobilier devrait progressivement se faire ressentir dans l’évolution des prix. Le mouvement de baisse des prix se poursuit depuis trois trimestres et devraient logiquement se prolonger.

Les prix de l’immobilier diminue fortement dans tous les départements en prenant en compte l’inflation. En 4 ans, ils ont baissé en moyenne d’environ 9 % pour les maisons et de 5 % pour les appartements entre le 2ème trimestre 2008 (proche du point haut) et le 2ème trimestre 2012.

Les nouvelles baisses de prix enregistrées au 3ème trimestre viennent amplifier ce phénomène de perte de valeur. C’est d’autant plus le cas que l’inflation annuelle reste proche de 2 %.

Pour Jacques Friggit, le spécialiste du suivi de l’évolution des prix, il y a plusieurs scénarios possibles qui conduiraient les prix à un retour dans le tunnel historique. Dans un article paru dans « LeMonde », il explique cela :

“La situation actuelle n’est pas tenable, les prix devraient revenir vers le tunnel historique de 1965-2000”, explique M. Friggit. “Un scénario lent de stagnation des prix pendant vingt ans ne peut être écarté, mais il est moins probable qu’un retour rapide par une baisse des prix de l’ordre de 35 % en cinq à huit ans, dont je suis cependant incapable de dire quand elle débuterait.”

Le scénario le plus probable : une baisse rapide, suivie de plusieurs années de légères diminutions

Dans un premier temps, les prix vont baisser assez rapidement. Mouvement entamé en 2012, qui se renforcera en 2013 et pourrait se poursuivre au moins jusqu’en 2014.

Dans un second temps, si la baisse n’a pas été suffisante pour que les prix redeviennent acceptables par rapport aux revenus, les prix pourraient continuer à baisser très légèrement ou à stagner. La valeur des logements diminueraient donc encore un peu chaque année du fait de l’inflation.

Il existe de nombreux autres scénarios possibles. Les prix des logements sont fortement dépendant des conditions de financement, des mesures prises par le gouvernement, etc.

Il ne faut pas s’attendre à un véritable krach. Il est assez rare que les prix de l’immobilier baissent de plus de 10 % par an. C’est un secteur pour lequel les cycles sont longs. Aux États-Unis, par exemple, les prix des logements ont mis près de 6 ans pour baisser en moyenne de 34 % (et de plus de 50 % à Miami, de plus de 60 % à Las Vegas, etc.).

Quoi qu’il en soit, il faudra donc quelques années avant de revoir des prix raisonnables, c’est-à-dire proche de leur tunnel historique.

Source « immobilier danger » décembre 2012.